C) Les structures type
Le réseau routier français s’est développé autour d’une grande diversité de structures de chaussée :
Chaussées souples : Ces structures comportent une couverture bitumineuse relativement mince, parfois réduite à un enduit pour les chaussées à très faible trafic, reposant sur une ou plusieurs couches de matériaux granulaires non traités. L’épaisseur globale de la chaussée est généralement comprise entre 30 et 60 cm.
Chaussées bitumineuses épaisses : Ces structures se composent d’une couche de roulement bitumineuse sur un corps de chaussée en matériaux traités aux liants hydrocarbonés, fait d’une ou deux couches (base et fondation). L’épaisseur des couches d’assise est le plus souvent comprise entre 15 et 40 cm.
Chaussées à assise traitée aux liants hydrauliques (chaussées semi-rigides) : Elles comportent une couche de surface bitumineuse sur une assise en matériaux traités aux liants hydrauliques (MTLH) mis en œuvre en une ou deux couches (base et fondation) dont l’épaisseur totale est de l’ordre de 20 à 50 cm
Chaussées à structure mixte (les structures qualifiées de mixtes sont telles que le rapport de l’épaisseur de matériaux bitumineux à l’épaisseur totale de chaussée soit de l’ordre de ½) : Ces structures comportent une couche de roulement et une couche de base en matériaux bitumineux (épaisseur de lo base : 10 à 20 cm) sur une couche de fondation en matériaux traités aux liants hydrauliques (20 à 40 cm).
Chaussées à structure inverse : Ces structures sont formées de couches bitumineuses, d’une quinzaine de centimètres d’épaisseur totale, sur une couche en grave non traitée (d’environ 12 cm) reposant elle-même sur une couche de fondation en MTLH. L’épaisseur totale est de 60 à 80 cm
Chaussées en béton de ciment : Ces structures comportent une couche de béton de ciment de 15 à 40 cm d’épaisseur éventuellement recouverte d’une couche de roulement mince en matériaux bitumineux. La couche de béton repose soit sur une couche de fondation (qui peut être en MTLH, en béton de ciment, ou drainante non traitée), soit directement sur le support de chaussée avec, dans ce cas, interposition fréquente d’une couche bitumineuse. La dalle de béton peut être continue avec un renforcement longitudinal (« béton armé continu »), ou discontinue avec ou sans éléments de liaison aux joints.