Techniques, technologies et indicateurs de diagnostic
Le diagnostic s’appuie sur plusieurs techniques complémentaires. Les inspections visuelles permettent de repérer les défauts de surface tels que les fissures, l’orniérage, les nids-de-poule ou le faïençage. Des mesures instrumentées complètent ces observations : profils en long et en travers, macrotexture, uni longitudinal, portance ou encore épaisseur des couches. Ces données sont ensuite traduites en indicateurs synthétiques facilitant la comparaison entre sections de route et la hiérarchisation des priorités d’intervention.
Défauts observés et enjeux pour la gestion du patrimoine
Les défauts de chaussée traduisent des mécanismes de vieillissement, liés au trafic, au climat et aux matériaux. Une fissuration non traitée peut par exemple conduire à une dégradation structurelle plus profonde, augmentant fortement le coût des réparations. Dans une logique de gestion de patrimoine, l’enjeu est donc d’intervenir au bon moment : ni trop tôt, pour éviter des dépenses inutiles, ni trop tard, pour ne pas laisser la chaussée se dégrader irrémédiablement.
Apports de l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle (IA) transforme progressivement le diagnostic des chaussées. Les algorithmes de vision par ordinateur peuvent détecter automatiquement les défauts à partir d’images ou de vidéos, réduisant la subjectivité des inspections et augmentant la fréquence des relevés. L’IA permet également d’analyser de grands volumes de données historiques afin de mieux comprendre les mécanismes de dégradation et de prédire l’évolution future de l’état des chaussées. Intégrée aux outils de gestion de patrimoine, elle aide ainsi les gestionnaires à prioriser les travaux, optimiser les budgets et adopter une stratégie d’entretien plus préventive et durable.
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